Mauvaise isolation thermique : les signes qui ne trompent pas

Mauvaise isolation thermique : les signes qui ne trompent pas
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Une mauvaise isolation thermique représente un gaspillage d’énergie car si la chaleur s’échappe facilement en hiver, il faut chauffer plus. De plus, vous devrez faire tourner la climatisation à plein régime au cœur de l’été pour ne pas souffrir de la chaleur. Bref, tout ceci finit par représenter des dépenses importantes qui se chiffrent annuellement en centaines d’euros et qui occasionnent un impact sur l’environnement. D’où l’importance de bien isoler son logement et de savoir très exactement quels travaux mener en priorité. On fait le point.
Mauvaise isolation : état des lieux en chiffres
Pour évaluer l’importance de bien isoler un logement, il est important de prendre connaissance de quelques chiffres clés :
– 70 % : c’est la part de la consommation énergétique des ménages qui concerne spécifiquement le chauffage de leur habitat ;
– 25 % : c’est la quantité de chaleur perdue lorsque les murs sont mal isolés ;
– 30 % : c’est la quantité moyenne de déperdition de chaleur qui s’échappe par le toit d’une maison mal isolée. Qui dit déperdition de chaleur dit facture énergétique plus élevée.
– 30 % : c’est la moyenne des économies pouvant être faite sur une facture de chauffage grâce à l’isolation des combles. C’est en moyenne 451 euros/an d’économie (Source : QuelleEnergie).
Les signes d’une mauvaise isolation
Un habitat mal isolé laisse passer facilement le froid en hiver, la chaleur en été et l’humidité en toutes saisons dans les zones humides.
Les conséquences ne sont pas négligeables, notamment :
– Du point de vue du confort : sensation d’avoir toujours froid en hiver et de ressentir la chaleur extérieure en plein été. Sensation d’humidité et ressenti inconfortable notamment chez les personnes malades ou âgées ayant des crises de rhumatisme et chez les autres personnes des crises d’eczéma et d’autres maladies de peau accentuées pour le taux d’humidité de l’air ambiant. De nombreux problèmes respiratoires sont accentués par un taux d’humidité trop élevé.
– Du point de vue esthétique : la maison peut souffrir de l’humidité et en donner des signes tels que moisissures sur les murs et sur les vêtements, détérioration des peintures murales, pourrissement des planchers et détérioration des menuiseries si des traitements adaptés ne sont pas systématiquement appliqués…
– Du point de vue économique : les déperditions de chaleur en hiver obligent à chauffer plus pour ne pas avoir froid. A l’inverse, l’été, c’est la clim qui doit tourner à plein régime. Tout ceci finit par chiffrer et à accroître le montant de la facture annuelle.

– Du point de vue écologique : une consommation énergétique plus élevée, rappelons-le, laisse aussi une trace sur notre environnement. A l’heure où la préservation de l’environnement est un enjeu crucial sur la scène mondial, faire des économies à plusieurs à petite échelle est déjà un bon début pour limiter les gaz à effets de serre et leur impact négatif sur le climat.

Comment savoir où vous en êtes par rapport à l’isolation de votre logement ?
Les quelques signes évoqués plus haut vous permettent déjà de vous situer. Si votre facture énergétique ne cesse d’augmenter, si vos murs sont humides et que des moisissures apparaissent, si vous sentez une odeur de renfermé même en aérant votre habitat, si vos combles n’ont jamais été isolées, vous devrez certainement faire un minimum de travaux pour pallier tous ces problèmes.
L’idéal est de commencer par la toiture puisque c’est par là que les déperditions sont les plus importantes. Si cela a déjà été fait, vous pourrez songer à faire isoler les murs soit par l’intérieur, soit en optant pour l’ITE (isolation thermique par l’extérieur) qui représente une bonne option si vous souhaitez en profiter pour rénover la façade de votre maison. Pensez bien entendu aux menuiseries et à franchir le pas du double ou triple vitrage, bien plus isolant qu’un simple vitrage.
S’informer précisément sur les travaux d’isolation prioritaires avec le diagnostic
Vous pouvez vous trouver dans une situation où vous ne savez pas si votre logement est bien isolé ou pas, ou tout simplement vous savez que l’isolation n’est pas au top, mais vous ne savez pas quels sont les travaux d’isolation à faire en priorité, avec, en prime un budget réduit : n’hésitez pas alors à faire établir un diagnostic de performance énergétique (DPE).
Il est établi par un professionnel qualifié qui détermine, au moyen d’appareils de mesure, les endroits critiques de la maison ou à l’inverse les endroits où l’isolation est bonne.
Ce bilan fera ressortir les points faibles de votre logement. Le professionnel attribue alors une classification à votre maison (classement de A, pour les moins polluantes et les moins énergivores à G pour les « mauvais élèves »). Ce document est d’ailleurs obligatoire si vous décidez de louer ou de vendre votre bien.
Comment procéder pour démarrer les travaux d’isolation de votre logement ?
Une fois votre DPE en main, vous avez une idée plus précise des points faibles de votre logement et vous savez s’il faut commencer par isoler les combles, les murs, changer les menuiseries ou changer la toiture…
Dans tous les cas, nous vous conseillons de faire appel à des professionnels certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Ceci vous permettra de pouvoir bénéficier, sous certaines conditions, des aides de l’Etat qui sont souvent accordées pour les travaux de rénovation en vue de l’amélioration de la performance thermique.
Isolation des murs, isolation des combles, changement complet de vos fenêtres pour du triple vitrage ou pose de volets isolants… les travaux d’isolation à mener peuvent vite chiffrer et pour budgéter tout cela et savoir avant quels seront les aides auxquelles vous pourrez prétendre, il est important de contacter plusieurs professionnels afin de faire établir 4 à 5 devis pour pouvoir comparer les coûts des différentes prestations et du matériel.
Les aides financières peuvent être selon les cas : un crédit d’impôt (CITE 30 %), l’Eco-prêt à taux zéro, la TVA réduite à 5,5 % et les aides de l’Anah (sous condition de ressources) ainsi que d’autres aides (collectivités locales et régionales, primes énergies).
A retenir : les frais de départ engagés pour des travaux de rénovation énergétique et pour isoler son appartement ou sa maison, seront vite rentabilisés par les économies d’énergies engendrés par ces travaux.

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