Smartbuildings des bâtiments intelligents et connectés



Smartbuildings des bâtiments intelligents et connectés
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Aujourd’hui, la tendance du tout connecté se généralise. Dans la maison, on a vu le développement d’équipements comme le radiateur connecté ou les appareils à commande vocale. On parle d’ailleurs de maison 2.0 ou maison connectée. La domotique régit les fonctionnalités de l’habitat privé, tandis que l’immotique adapte le même type de technologies à l’habitat collectif et aux bâtiments du secteur tertiaire : les smartbuilding. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ces bâtiments intelligents.

Présentation du smartbuilding, un bâtiment intelligent

Utilisant la haute technologie pour son fonctionnement, le bâtiment intelligent consiste en pilotage de diverses fonctionnalités à visée de confort et de praticité pour ses habitants et dans l’optique de profiter des avancées technologiques pour diminuer la consommation globale d’un édifice.
Si l’on parle de la maison intelligente ou de smart home, lorsqu’un habitat privé est piloté par un système de domotique (système de commandes informatisé), pour le bâtiment, diverses appellations ont vu le jour :

  • Bâtiment intelligent,
  • Smartbuilding,
  • Smart grid

Pour le pilotage, on ne parle plus de domotique comme pour une maison, mais on parle « immotique ». Cependant, le principe est le même, à plus grande échelle.
Le pilotage se fait au moyen de capteurs et autres outils de haute technologie. Les smartbuildings peuvent concerner des bâtiments résidentiels ou des bâtiments dédiés au secteur tertiaire (bureaux par exemple).

Le président de l’Alliance EnOcean en France, décrivait justement le smartbuilding en ces termes : « L’arrivée du bâtiment intelligent est une révolution comparable à la révolution informatique des années 80. »

Il est vrai que la progression rapide des technologies permet aujourd’hui de réaliser des avancées spectaculaires, qui sont aussi encouragées par le déploiement urgent des énergies renouvelables et l’abandon progressif des énergies fossiles pour favoriser l’amélioration de la performance thermique de ces nouveaux bâtiments.

Les smartbuilding : confort, gain de temps, économie d’énergie

Les nouvelles technologies qui ont révolutionné les secteurs de l’information et de la communication sont destinées à améliorer de plus en plus notre cadre de vie.
Les smartbuildings vont prendre en compte des données importantes comme par exemple :

  • Comment gagner du temps dans les taches quotidiennes en automatisant certaines fonctions ?
  • Comment apporter plus de sécurité à l’entrée et dans les immeubles, et ce, 24/24 h ?
  • Comment économiser et rendre les locaux moins énergivores ?
  • Comment envisager les nouvelles conditions climatiques (exemple : hiver plus froids ou étés caniculaires liés au réchauffement climatique) ?

C’est donc bien avant sa construction que le smartbuilding est étudié dans tous ces aspects. On réfléchit par exemple, à une meilleure orientation possible du bâtiment ainsi que sa forme optimale pour ne pas être trop exposé aux intempéries ou à des chaleurs excessives en été.

De plus, les lois Grenelle 1 et Grenelle 2, encouragent les constructeurs à imaginer des bâtiments moins énergivores afin de réduire pour chaque occupant la consommation énergétique.
Qui dit « bâtiments intelligents » dit aussi bâtiments basse consommation (BBC), voire des bâtiments à énergie positive (qui consomment moins d’énergie qu’ils sont capables d’en produire), ce qui pour ce dernier cas est l’objectif majeur envisagé pour l’horizon 2020.

Mais c’est dès aujourd’hui que toutes les constructions neuves doivent être étudiées pour avoir une consommation moyenne d’énergie primaire qui soit en-dessous de 50 kWh/m²/an. L’objectif est aussi d’utiliser principalement des énergies propres ou énergies renouvelables (exemple : solaire, géothermie, éoliennes).

Quelques exemples de commandes obtenues par l’immotique

Comme pour la domotique, l’immotique vise à simplifier les taches et à piloter certaines commandes à des heures données, ou au moyen de capteurs, à réguler certaines fonctions en temps réel.
Dans un bâtiment intelligent, il est possible de programmer notamment :

  • L’ouverture et la fermeture des volets (même en cas d’absence) ;
  • La gestion de l’éclairage, de la VMC, du chauffage et de la climatisation ;
  • La régulation optimale de la température des pièces (confort et économies d’énergie) ;
  • La commande des dispositifs de sécurité (exemple : vidéosurveillance, alarmes…)

Quels sont les points forts du bâtiment intelligent pour l’habitant ?

Comme pour la maison intelligente, les bâtiments connectés offrent de nombreux atouts à ses occupants, qu’ils s’agisse de salariés travaillant dans des bureaux, que de locataires habitant des appartements conçus dans ce type de bâtiments :

  • Gagner du temps sur la gestion des taches répétitives : l’automatisation de nombreuses commandes de l’habitat permet d’économiser du temps en pilotant certaines actions à distance ;
  • Faire des économies d’énergie : les bâtiments connectés permettent de réduire considérablement la facture d’énergie par l’usage approprié des appareils de chauffage ou de climatisation. Ils permettent également un réglage précis dans chaque pièce à vivre ce qui limite considérablement le gaspillage. Ce type d’action est bien sûr très utile à l’environnement.
  • Assurer une meilleure sécurité : toutes les fonctions qui vont permettre d’assurer une plus grande sécurité dans le bâtiment. Il peut s’agir de sécuriser le bâtiment face au risque incendies ou face aux intrusions extérieures.
  • Assurer un meilleur confort global : commandes automatisées pour l’éclairage, ouverture ou fermeture automatique des portes ou des volets, consommation intelligente du chauffage ou de la climatisation permettent d’assurer un réel bien-être à tous les habitants de tels bâtiments.

Le Green Office Meudon est un exemple de réussite en matière de smartbuilding.

Créé par l’entreprise Bouygues Immobilier en 2011, ce bâtiment adapté au secteur tertiaire, est le premier modèle du genre de cette ampleur en France.
Ce bâtiment à énergie positive, produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. En outre, il utilise essentiellement des énergies renouvelables et fait l’objet d’un pilotage centralisé.
Aujourd’hui, pour que le système fonctionne et soit vite opérationnel à plus large échelle, il faut travailler sur l’interactivité et aller au delà pour réaliser de véritables « smart cities ». Dès lors, l’intelligence du bâtiment doit être telle qu’il puisse collaborer à l’échelle d’un quartier ou d’une ville entière. Grâce aux NTIC, il se peut que ces étapes se développent assez vite dans les années à venir.

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